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S’inspirer de l’exemple finlandais pour la formation professionnelle ?

Au niveau éducation, la Finlande se classe 5ème après Singapour, le Japon, l’Estonie et Taiwan, selon le classement international PISA.

Son système éducatif intègre la formation professionnelle et l’apprentissage au même titre que l’enseignement général. Après avoir acquis les fondamentaux de base, les jeunes qui choisissent la voie professionnelle peuvent revenir plus tard à l’enseignement supérieur.

L’entrée en formation peut avoir lieu à tout moment de l’année. Après une analyse personnalisée, l’apprenant, qu’il ait 16 ou 50 ans, se voit attribuer une feuille de route. Les enseignements sont adaptés au profil, aux capacités et aux souhaits de chacun ; le professeur est aussi un coach, un conseiller et un guide. Les connaissances et les techniques s’apprennent dans les ateliers et les unités de ressources. L’e-learning et la digitalisation figurent en bonne place ; nombre d’enseignements sont dispensés en anglais. Le temps passé en entreprise reste au cœur du système.

Les jobs d’été permettent de gagner de l’argent de poche mais font également partie du programme car l’autorité académique s’en remet aux enseignants et aux entreprises pour l’évaluation des acquis et la délivrance des diplômes.

L’état finance et régule ; il agrée les opérateurs, essentiellement des municipalités, mais aussi des organisations non gouvernementales. Le financement de la formation professionnelle, en partie en entreprise sous forme de stages non rémunérés ou sous statut d’apprentis percevant un salaire, tient compte des embauches. Les critères d’allocation privilégient l’adéquation aux compétences requises par les entreprises. Le contrat de confiance vise l’efficacité, l’allègement de la bureaucratie au profit du renforcement de la responsabilité et de l’autorité.

La réussite finlandaise s’appuie sur 4 éléments : pragmatisme, décentralisation, flexibilité et adaptation du système au profil de l’apprenant.

La Finlande qui a pris, à compter du 1er juillet 2019, la présidence du conseil européen pourrait inscrire au rang des priorités l’éducation et la formation …

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Les 10 formations les plus demandées par les salariés en 2018 via le CPF

Formation

3 des 10 formations portent sur l’acquisition de compétences en anglais et 2 sur 10 sur des compétences en informatique

  1. BULAT (Business Language Testing Services)
  2. TOEIC (Test Of English for International Communication)
  3. TOSA (standard d’évaluation et de certification des compétences informatiques en bureautique utilisé par plus de 500 écoles et entreprises sur Word – Excel – Powerpoint)
  4. Test Bright Language (Ces tests sont l’outil de référence pour l’évaluation des compétences linguistiques dans de nombreuses entreprises multinationales).
  5. Bilan de compétences
  6. CACES R389 – chariots de manutention
  7. VAE (Validation des Acquis de l’Expérience)
  8. Permis de conduire catégorie B
  9. Certificat de sauveteur-secouriste du travail (SST)
  10. PCIE – Passeport de compétences informatique européen

La formation, modèle légo

“Les Français sont fondamentalement attachés au diplôme. Les écoles aussi légitiment, sacralisent, vénèrent le diplôme, si exagérément que nous pouvons parler de diplômite”, estime Olivier Faron, administrateur général du CNAM. 

“La vraie révolution doit être celle des compétences. Ce sont elles, et non le diplôme, qui garantissent l’employabilité et la capacité à rebondir dans le futur. C’est d’elles que nous devons partir pour construire un programme, et non l’inverse”

Place désormais aux diplômes qui seront découpés par blocs de compétences. Avec le nouveau CPF monétisé annuellement à hauteur de 500€ (800€ pour ceux n’ayant pas de diplôme), la logique du légo battra son plein avec un diplôme qui s’achètera par « bloc ». A chacun donc de construire son parcours et d’identifier les compétences à acquérir pour progresser.

Les chiffres-clés de la formation professionnelle :

17 millions de personnes formées chaque année en France

85 % de la formation professionnelle dispensée par des établissements privés

Financement

45 % : entreprises

17 % : administrations publiques et territoriales (pour leurs agents)

14,3 % : conseils régionaux

12 % : État

7 % : Pôle emploi

4,3 % : individus

https://www.lenouveleconomiste.fr/lesdossiers/competences-certificats-ou-diplome-comment-construire-sa-formation-professionnelle-70965/Source : FFP (Fédération de la formation professionnelle), 2018Signaler ceciJ’aime

Connaissez-vous le Social Learning ?

C’est un mode d’apprentissage qui permet de partager, de construire, de collaborer avec d’autres à distance via des outils collaboratifs (wiki, chat, forum, blog,…) ou des réseaux sociaux d’entreprises.

Le modèle « 70 – 20 – 10 »

Ce modèle est issu des sciences cognitives et insiste sur le fait que :

– 10 % de nos savoirs sont acquis de façon formelle par des apprentissages encadrés qu’ils soient scolaires ou professionnels,

– 20 % de nos savoirs sont acquis grâce à nos interactions sociales : c’est en échangeant avec des collègues, des amis, la famille, des proches que nous apprenons de nouvelles notions ou que nous les appréhendons mieux ;

– 70 % de nos savoirs sont acquis par la répétition, la pratique, la mise en application.

Pour tirer profit du social learning, il est essentiel que la communauté, composée de différents apprenants soit modérée et animée par un tuteur qui va orienter les discussions, stimuler certains participants, proposer des corrections, lancer des sujets ou des mises en situation, etc.

L’intégration du social learning dans des formations professionnelles permet de développer les compétences et les acquis des membres du groupe mais aussi de mettre en place un environnement stimulant et d’impliquer chacun en le rendant acteur de sa formation.

La formation en entreprise : un enjeu stratégique

La loi pour choisir son avenir professionnel du 05/09/2018 a imposé un changement majeur en plaçant le salarié au centre du dispositif de formation, le poussant à être davantage acteur du développement de ses propres compétences. Les DRH vont devoir accompagner ces changements à la fois humains et technologiques, et axer davantage leur rôle sur :

-un travail d’analyse des besoins de l’entreprise, une cartographie des compétences des salariés, l’élaboration de plans de formations en interne pour répondre à des enjeux stratégiques

-une évolution de l’offre de formation avec des outils e-learning dont il faudra accompagner la prise en main et la dimension pédagogique pour que tous les salariés soient impliqués

-que les entreprises aient un spécialiste formation ou pas, il faudra dans tous les cas optimiser les process RH, intégrer la dimension digitale avec de nouveaux outils, communiquer et anticiper les besoins à venir.

La formation professionnelle est un enjeu dont les entreprises doivent se saisir pour rester dans une dynamique de développement à la fois économique et humaine.

L’intelligence émotionnelle, un critère important pour les recruteurs

Comment définir l’intelligence émotionnelle ?

Il s’agit d’un concept anglo-saxon qui a émergé dans les années 90 ; Daniel Goleman, docteur en psychologie et codirecteur du consortium pour la recherche sur l’intelligence émotionnelle au sein des organisations a mis en avant :

cinq qualités pour la définir : la conscience et le contrôle de soi, la motivation, l’empathie et la maîtrise des relations humaines.

Selon une étude menée par Robert Half, cabinet de recrutement international, auprès de directeurs généraux, financiers et informatiques, 88% des recruteurs considèrent qu’il est important que les collaborateurs bénéficient d’une intelligence émotionnelle (IE) élevée. 

Plus de la moitié (53%) considère aussi que l’IE n’est pas assez prise en compte et mesurée dans les processus d’embauche. Interrogés sur la manière dont leur entreprise la mesure, ils évoquent des questions axées sur le comportement (63%), la vérification des références 39% ou encore des tests de personnalité (37%). Afin de mieux évaluer le quotient social d’un candidat lors d’un entretien, l’étude donne une liste d’indicateurs susceptibles d’aider le recruteur : la façon dont le candidat évoque ses échecs, sa capacité à entendre les critiques, sa vision du travail en équipe, sa façon d’interagir, son intérêt pour le poste, sa manière de s’exprimer, et enfin ce que dénote son langage culturel.

Certains grands groupes sont déjà très en pointe sur le sujet. Chez Adecco, le leader mondial du travail temporaire, un test d’évaluation de l’intelligence émotionnelle, le QE+, destiné aux candidats et aux intérimaires du groupe a été lancé l’été dernier.

«Avec le développement de l’automatisation et de la digitalisation, il faut recruter au-delà des compétences techniques qui deviennent obsolètes de plus en plus vite, et miser sur des personnalités, sur des savoir-être» souligne F. Plasson, directrice générale des solutions emploi et formation de The AdeccoGroup.

En 2019, les 5 métiers qui recrutent le plus … et ceux qui sont les moins attractifs

Selon la nouvelle édition du baromètre(*) annuel de l’agence d’intérim en ligne Qapa, les 5 métiers qui recrutent le plus sont :

  • Manutentionnaire,
  • Commercial,
  • Chauffeur livreur permis C ou EC,
  • Comptable
  • Technicien dans l’industrie.

Les 5 métiers qui recrutent le moins :

  • Journaliste,
  • Psychologue,
  • Employé de banque,
  • Caissier,
  • Secrétaire administrative.

(*) Baromètre basé sur l’analyse de plus de 450 000 offres d’emploi, toutes fonctions confondues, déposées par les 135 000 recruteurs qui publient leurs offres d’emploi sur Qapa.fr (commerçants, artisans, TPE, PME, grosses entreprises depuis janvier 2017 jusqu’à fin avril 2019). Ces offres d’emploi concernent tous les secteurs d’activité partout en France métropolitaine et sur une base de plus de 4,5 millions de candidats. Parmi ces candidats, 50% d’entre eux sont des non-cadres et 50% sont des cadres.

Un salarié français sur cinq ressent du stress au travail

Les salariés français sont parmi les plus stressés en Europe, selon une étude du cabinet de ressources humaines ADP citée par BFMTV. Une difficulté pour les employés… et leurs employeurs. 

Selon cette étude, près d’un salarié français sur cinq (19%) est victime de stress au travail. La France se place sur le podium européen en la matière, derrière la Pologne et l’Allemagne avec respectivement 25% et 20%. Cette troisième place n’est guère encourageante étant donné les problèmes que génèrent un trop fort niveau de stress, qui se vit mal au travail, mais qui est aussi « importé » à la maison et retombe sur les proches. Dans l’Hexagone, 20% seulement des salariés se sentent suffisamment en confiance pour parler à leur management d’un problème de mal-être, relève ADP. 72% des salariés pensent que leur employeur ne s’intéresse tout simplement pas à leur bien-être, où il ne s’en soucie qu’en surface. 

L’étude montre également que, contrairement à l’idée reçue, ce n’est pas en Ile-de-France que les salariés sont les plus stressés (ils le sont tout de même à 20%), mais dans le Sud-Ouest (24%), suivi par la région Centre (22%). 16% des personnes interrogées se disent stressées au travail dans le Nord et l’Ouest. Ce problème du stress a mis du temps avant que les employeurs français s’y intéressent finalement, au contraire d’autres pays. 

Au Danemark par exemple, c’est dès les années 70 que les premiers accords sur le stress au travail ont été négociés entre les partenaires sociaux. L’Hexagone a donc un long chemin à faire pour réduire le niveau d’anxiété qui touche de nombreux salariés dans les entreprises françaises.

12 nouveaux campus connectés pour la rentrée 2019

La ministre de l’enseignement supérieur, Frédérique Vidal, a annoncé l’ouverture de 12 campus connectés, à l’occasion d’un déplacement à la Digitale académie à Montereau-Fault-Yonne (Seine-et-Marne), où une quarantaine d’étudiants suivent déjà une formation à distance, dans un espace de travail commun.

Les 12 prochains seront Saint-Brieuc et Redon (Bretagne), Bar-le-Duc et Chaumont (Grand-Est), Nevers, Autun et Lons-le-Saunier (Bourgogne-Franche-Comté), Privas (Auvergne-Rhône-Alpes), Cahors, Le Vigan et Carcassonne (Occitanie) et Saint-Raphaël (Provence-Alpes-Côte d’Azur). L’objectif, d’ici 2022, étant d’ouvrir une centaine de structures de ce type.

Ces futurs campus dans des locaux mis à disposition par les collectivités territoriales (villes, départements, régions), avec un« coach » (non enseignant)pour dix étudiants, doivent permettre à ceux qui le souhaitent de suivre une formation à distance avec un « accompagnement de proximité ». Ils devraient réunir une trentaine d’étudiants par site, dès septembre prochain.

Un tutorat sera également exercé par les enseignants de l’université qui dispensent ces formations à distance. Une soixantaine de cursus devrait être proposée aux étudiants, principalement des licences universitaires et des BTS. Pour commencer, l’Etat apporte une enveloppe de 50 000 euros par campus, ainsi que 1 000 euros par étudiant qui viendront y suivre leur formation en ligne.

Si les maires se réjouissent de l’initiative qui contribue à lutter contre la désertification des zones rurales, les enseignants sont plus nuancés et rappellent le fort taux d’échec dans les formations à distance.