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L’intelligence émotionnelle, un critère important pour les recruteurs

Comment définir l’intelligence émotionnelle ?

Il s’agit d’un concept anglo-saxon qui a émergé dans les années 90 ; Daniel Goleman, docteur en psychologie et codirecteur du consortium pour la recherche sur l’intelligence émotionnelle au sein des organisations a mis en avant :

cinq qualités pour la définir : la conscience et le contrôle de soi, la motivation, l’empathie et la maîtrise des relations humaines.

Selon une étude menée par Robert Half, cabinet de recrutement international, auprès de directeurs généraux, financiers et informatiques, 88% des recruteurs considèrent qu’il est important que les collaborateurs bénéficient d’une intelligence émotionnelle (IE) élevée. 

Plus de la moitié (53%) considère aussi que l’IE n’est pas assez prise en compte et mesurée dans les processus d’embauche. Interrogés sur la manière dont leur entreprise la mesure, ils évoquent des questions axées sur le comportement (63%), la vérification des références 39% ou encore des tests de personnalité (37%). Afin de mieux évaluer le quotient social d’un candidat lors d’un entretien, l’étude donne une liste d’indicateurs susceptibles d’aider le recruteur : la façon dont le candidat évoque ses échecs, sa capacité à entendre les critiques, sa vision du travail en équipe, sa façon d’interagir, son intérêt pour le poste, sa manière de s’exprimer, et enfin ce que dénote son langage culturel.

Certains grands groupes sont déjà très en pointe sur le sujet. Chez Adecco, le leader mondial du travail temporaire, un test d’évaluation de l’intelligence émotionnelle, le QE+, destiné aux candidats et aux intérimaires du groupe a été lancé l’été dernier.

«Avec le développement de l’automatisation et de la digitalisation, il faut recruter au-delà des compétences techniques qui deviennent obsolètes de plus en plus vite, et miser sur des personnalités, sur des savoir-être» souligne F. Plasson, directrice générale des solutions emploi et formation de The AdeccoGroup.

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En 2019, les 5 métiers qui recrutent le plus … et ceux qui sont les moins attractifs

Selon la nouvelle édition du baromètre(*) annuel de l’agence d’intérim en ligne Qapa, les 5 métiers qui recrutent le plus sont :

  • Manutentionnaire,
  • Commercial,
  • Chauffeur livreur permis C ou EC,
  • Comptable
  • Technicien dans l’industrie.

Les 5 métiers qui recrutent le moins :

  • Journaliste,
  • Psychologue,
  • Employé de banque,
  • Caissier,
  • Secrétaire administrative.

(*) Baromètre basé sur l’analyse de plus de 450 000 offres d’emploi, toutes fonctions confondues, déposées par les 135 000 recruteurs qui publient leurs offres d’emploi sur Qapa.fr (commerçants, artisans, TPE, PME, grosses entreprises depuis janvier 2017 jusqu’à fin avril 2019). Ces offres d’emploi concernent tous les secteurs d’activité partout en France métropolitaine et sur une base de plus de 4,5 millions de candidats. Parmi ces candidats, 50% d’entre eux sont des non-cadres et 50% sont des cadres.

Un salarié français sur cinq ressent du stress au travail

Les salariés français sont parmi les plus stressés en Europe, selon une étude du cabinet de ressources humaines ADP citée par BFMTV. Une difficulté pour les employés… et leurs employeurs. 

Selon cette étude, près d’un salarié français sur cinq (19%) est victime de stress au travail. La France se place sur le podium européen en la matière, derrière la Pologne et l’Allemagne avec respectivement 25% et 20%. Cette troisième place n’est guère encourageante étant donné les problèmes que génèrent un trop fort niveau de stress, qui se vit mal au travail, mais qui est aussi « importé » à la maison et retombe sur les proches. Dans l’Hexagone, 20% seulement des salariés se sentent suffisamment en confiance pour parler à leur management d’un problème de mal-être, relève ADP. 72% des salariés pensent que leur employeur ne s’intéresse tout simplement pas à leur bien-être, où il ne s’en soucie qu’en surface. 

L’étude montre également que, contrairement à l’idée reçue, ce n’est pas en Ile-de-France que les salariés sont les plus stressés (ils le sont tout de même à 20%), mais dans le Sud-Ouest (24%), suivi par la région Centre (22%). 16% des personnes interrogées se disent stressées au travail dans le Nord et l’Ouest. Ce problème du stress a mis du temps avant que les employeurs français s’y intéressent finalement, au contraire d’autres pays. 

Au Danemark par exemple, c’est dès les années 70 que les premiers accords sur le stress au travail ont été négociés entre les partenaires sociaux. L’Hexagone a donc un long chemin à faire pour réduire le niveau d’anxiété qui touche de nombreux salariés dans les entreprises françaises.

12 nouveaux campus connectés pour la rentrée 2019

La ministre de l’enseignement supérieur, Frédérique Vidal, a annoncé l’ouverture de 12 campus connectés, à l’occasion d’un déplacement à la Digitale académie à Montereau-Fault-Yonne (Seine-et-Marne), où une quarantaine d’étudiants suivent déjà une formation à distance, dans un espace de travail commun.

Les 12 prochains seront Saint-Brieuc et Redon (Bretagne), Bar-le-Duc et Chaumont (Grand-Est), Nevers, Autun et Lons-le-Saunier (Bourgogne-Franche-Comté), Privas (Auvergne-Rhône-Alpes), Cahors, Le Vigan et Carcassonne (Occitanie) et Saint-Raphaël (Provence-Alpes-Côte d’Azur). L’objectif, d’ici 2022, étant d’ouvrir une centaine de structures de ce type.

Ces futurs campus dans des locaux mis à disposition par les collectivités territoriales (villes, départements, régions), avec un« coach » (non enseignant)pour dix étudiants, doivent permettre à ceux qui le souhaitent de suivre une formation à distance avec un « accompagnement de proximité ». Ils devraient réunir une trentaine d’étudiants par site, dès septembre prochain.

Un tutorat sera également exercé par les enseignants de l’université qui dispensent ces formations à distance. Une soixantaine de cursus devrait être proposée aux étudiants, principalement des licences universitaires et des BTS. Pour commencer, l’Etat apporte une enveloppe de 50 000 euros par campus, ainsi que 1 000 euros par étudiant qui viendront y suivre leur formation en ligne.

Si les maires se réjouissent de l’initiative qui contribue à lutter contre la désertification des zones rurales, les enseignants sont plus nuancés et rappellent le fort taux d’échec dans les formations à distance.

Les 11 nouveaux OPCO

– OPCO Commerce (vente, négoce, commerce de détail et de gros…)

– Atlas (banque, assurance, finances)

– Santé (hospitalisation, établissements médico-sociaux…)

– AFDAS (presse, édition, cinéma, casino, musique, spectacle vivant, sport, tourisme, radio, audiovisuel, télécommunication…)

– Cohésion sociale (centres socio-culturels, insertion, régie de quartier, HLM,…)

– Entreprises de proximité (artisanat, professions libérales…)

– Entreprises et salariés des services à forte intensité de main-d’œuvre (chaînes de restaurants, portage salarial, enseignement privé, restauration rapide, déchets, travail temporaire…

– OCAPIAT (entreprises et exploitations agricoles, acteurs du territoire, secteur alimentaire…)

– OPCO 2i (industrie, métallurgie, textile…)

– Construction (BTP)

– Mobilité (ferroviaire, maritime, automobile, transport de voyageurs…)